Une vie fraternelle

La communion fraternelle est l’image de la manière d’être et de se donner de Dieu, elle est le témoignage que « Dieu est amour »

Je vous en conjure par tout ce qu'il peut y avoir d'appel pressant dans le Christ, de persuasion dans l'Amour, de communion dans l'Esprit, de tendresse compatissante, mettez le comble à ma joie par l'accord de vos sentiments : ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment ; que chacun par l'humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres.  Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus. Ph 2,2-5

Les moines se préviendront d’honneur les uns les autres. Qu’ils s’exercent au bon zèle avec un fervent amour : qu’ils s’acquittent chastement de la dette de la charité fraternelle.

Dans la vie de communauté, la communion fraternelle est un lieu théologal où l'on peut faire l'expérience de la présence mystique du Seigneur ressuscité. Cela se réalise grâce à l'amour mutuel de ceux qui composent la communauté, amour nourri par la Parole et par l'Eucharistie, purifié par le Sacrement de la Réconciliation, soutenu par la prière pour l'unité, don de l'Esprit à ceux qui se mettent à l'écoute obéissante de l'Évangile.

Elles sont moniales pour pratiquer le grand commandement de l’amour qui prescrit d’aimer Dieu par-dessus tout et le prochain comme le Seigneur lui-même l’a aimé. Que le monastère soit donc une famille qui l’emporte sur toutes les familles du monde en union, en affection, en oubli de soi, afin que Dieu y soit honoré en toutes choses.

Les moniales regarderont les moments destinés à la récréation comme appartenant à Dieu et à son service au même titre que les autres heures de la journée. Ces moments leur seront une occasion d’avancer dans l’humilité et la charité par la compréhension qu’elles auront les unes pour les autres et par l’empressement qu’elles mettront à se témoigner l’affection qui les unit. […] Elles se montreront remplies de bonté, ouvertes, enjouées, complaisantes, indulgentes et discrètes, en sorte que leurs relations soient imprégnées de cet esprit d’humilité et de charité mutuelle qui maintient la paix dans la maison de Dieu.

les religieuses sont des soeurs qui cherchent la communion

© Abbaye Sainte-Cécile de Solesmes 2020

23, rue Jules Alain

72300 Solesmes, France

Tel : 02 43 95 45 02